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Pompée. 243
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sujet. Pompée était très-aimé du public qui fréquentait ce théâtre. B razie'r, parlant de ce comédien, s'exprime ainsi: «Quand on donnait le Grand festin dePierre oni'Athée foudroyé, joué par Pompée, premier sujet de la troupe, le directeur Sallé faisait l'annonce lui-même et criait : « Prrrrnez vos billets !... M. Pompée jouera ce soir avec toute sa garde-robe.... Faites voir l'habit du premier acte ! » Et l'on montrait l'habit du premier acte. « Entrez ! Entrez !.... M. Pompée changera douze fois de costumes. Il enlèvera la fille du Commandeur avec une veste à brandebourgs et sera foudroyé avec un habit à paillettes !... »
(Histoire des pettit Théâtres, par Brazier, I, 57.)
L'an 1787, le lundi 16 juillet, cinq heures et demie du matin, en notre hôtel ct par-devant nous Mathieu Vanglenne, etc., eft comparu Nicolas Luci, fergcnt de la garde dc Paris, de pofte à la barrière du Temple : Lequel nous a dit qu'il vient d'arrêter un particulier à la réquifition de deux autres qui fe font plaints d'avoir été infultés et maltraités ainfi que leurs femmes fur le boulevard par ledit particulier qu'il a amené en notre hôtel pour être par nous ordonné ce qu'il appartiendra.
Signé : Luci.
Sont auffi comparus fleur Jean-Étienne-Bernard Lecat, dit Pompée, et de-moifelle Marie Sollange, fon époufe, et fieur Jean-Pierre-Adrien Deriffart, dit Derci, et dcmoifelle Marie Sorelle, fon époufe, tous acteurs et actrices du fpectacle des Affociés, demeurant boulevard du Temple, paroiffe St-Laurent : Lcfquels nous ont dit qu'il y a environ une demi-heure, étant fur le boulevard du Temple vis-à-vis ledit fpectacle, ils ont été infultés par une compagnie de 12 perfonnes tant hommes que femmes qui fe (ont mis à crier : « Tiens I voilà les acteurs du fpectacle de la grimace, il faut les faire monter et pour 2 fous nous nous ferons amufer par eux. » Que ledit fieur Derifîart a été à eux et leur a dit qu'ils étoient malhonnêtes et qu'ils paffaffent leur chemin, qu'alors le particulier arrété lui a répondu qu'il falloit finir la querelle à coups de poing, et auffitôt un defdits particuliers a fauté fur l'époufe dudit fieur Deriffart et lui a porté plufieurs coups de parafol fur la tête et fur Ies bras. Que ledit particulier arrété eft tombé fur ledit fieur Derifîart et lui a porté plufieurs coups d'une canne qu'il tenoit à la main. Que deux autres particuliers de la compagnie de celui qui eft arrêté ont porté plufieurs coups de canne auxdits fieur et dame Pompée. Que les plaignans ayant appelé au fecours, la garde eft furvenue qui a arrêté l'un defdits particuliers, les autres ayant pris la fuite. Qu'il rélulte de ces mauvais traitemens que ledit fieur Deriffart a plufieurs meurtriffures au vifage et fur le bras gauche ; que la dame
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